Revenu existence – Témoignage – Transport IdF – Longjumeau – NKM – clinique Yvette

« Dernière minute  » : Je viens d’apprendre par la Clinique qu’un arrêt a été enfin installé. Ce « problème » est donc résolu.

Il n’aura suffit que de … 3 ans pour le résoudre. Merci  à tous les acteurs !

Juste un témoignage pour démontrer que nous vivons dans une société un peu  « bête et méchante » et surtout kafkaienne…

Le problème :

La Clinique de l’Yvette (Longjumeau) a déménagé en février 2007. Elle était desservie à l’époque par un arrêt  (dans les deux sens) nommé « Clinique de l’Yvette » et situé à moins de 100 m de l’établissement. La société d’exploitation pour ce trajet est la CEAT en accord avec le STIF.

Depuis ? Si un nouvel arrêt « Yveline » a été placé près de la nouvelle clinique, indiqué (dans les deux sens) sur les fiches horaires, il n’existe de fait que dans un sens. Les patients ou les visiteurs qui retournent sur Paris doivent se rendre à l’ancienne station « Clinique de l’Yvette » située à 500 m de là.

Analyse – Recherche de solution (rapide ?) – Action ?

Je suis « usager » de cette clinique pour des visites et accompagnement fréquents auprès de personnes proches. J’habite Paris et je n’ai pas de voiture. J’emprunte donc en bon écolo les Transports en commun. Lors de ma première visite (il y a environ trois ans), je me suis inquiété de ce problème auprès de la mairie de Longjumeau, de la clinique elle-même, et de la compagnie de transport. C’était chaque fois les mêmes réponses : la faute à l’autre, mais que c’était « en cours de règlement ». J’ai donc lâché l’affaire (comme disent les jeunes).

Lorsque je suis retourné avec ma soeur pour une visite de contrôle puis pour une autre opération, la situation été restée en l’état. J’interviens donc de nouveaux auprès de la CEAT qui me répond avec la preuve de sa bonne foi (lettres, réunion,…). Je lance une demande (avec rappel) sur le net auprès de la mairie de  Longjumeau. La réponse m’est parvenue enfin (avec excuses) par un courrier signé de NKM (Ministre de l’Ecologie en fonction) du 14 janvier 2011 4 ans après le déménagement de la Clinique !

«… Le problème de la desserte de ce nouvel établissement est un sujet auquel j’apporte une attention toute particulière et il m’est apparu en effet nécessaire que son accès puisse être amélioré. Aussi, je puis vous assurer qu’aucune interdiction provenant de la ville de Longjumeau n’a été émise, bien au contraire. Je m’efforce en effet de favoriser cet arrêt. Je suis déjà intervenu à plusieurs reprises auprès du conseil général et du syndicat des transports d’Île-de-France, compétent en la matière, afin que la fragilité du public de cet établissement soit parfaitement prise en compte dans la détermination des arrêts des autocars et bus. Une réunion de concertation entre les différents acteurs et la commune de Longjumeau a eu lieu à ce sujet et notre positionnement semble avoir été pris en compte. Nous sommes aujourd’hui dans l’attente de la validation du schéma de déplacement ainsi déterminé… »

N’y tenant plus de cette « langue de bois », j’ai envoyé par retour un e-mail à sa secrétaire, expéditrice de la lettre :

Chère Madame,
Je m’étonne de la réponse de NKM (Cf. PJ – Bernard HERON.pdf) dont j’excuse bien évidemment le retard de par ses fonctions ministérielles…
En effet (cf. PJ transmises), il  semble que vos « services » et ceux des Transports se « renvoient tranquillement la balle » au détriment des « patients » de la clinique qui commencent, eux, à trouver le temps long et à manquer de patience…
Pour être clair et précis : si un arrêt est possible face à la clinique pour la navette de la Ville, je ne vois pas en quoi le bus CEAT ne pourrait pas, lui, s’y arrêter sans aucun risque puisqu’à cet endroit le dépassement y est interdit et que la limitation est déjà de 50 km/h car nous sommes déjà en zone urbaine. Il suffit d’ajouter un indicateur d’arrêt et… si possible, pour un confort plus grand pour les usagers en cas d’intempéries, d’un mobilier urbain (abribus publicitaire).
Cela fait plusieurs années que ce problème persiste. Cela semble très bizarre autant qu’étrange !
Une position politique divergente en serait-elle la cause ?
Ce genre de « problème » ne devrait pas nécessiter autant de dépense d’énergie inutile et aurait du être réglé depuis bien longtemps (au moment du déménagement de l’établissement).
Transmettez néanmoins mes respects à Madame NKM que j’ai eu l’immense privilège de rencontrer dans le cadre d’une réunion (rue Cadet) et qui affichait, me semble-t-il, une plus grande efficacité face à des « problèmes » autrement plus importants.(NDLR – je pensais à l’Huile et au Gaz de Schiste)
Bien à vous.
Cordialement.
Bernard HERON
Consultant en organisation (en retraite)
Militant écologiste actif.
Visiteur et accompagnateur de plusieurs « patients » opérés dans cette Clinique.

La réaction ne se fit pas attendre. J’avais un rendez-vous téléphonique ce matin  (04/02/2011 à 11:00) avec le chef de cabinet de la ville. La discussion fut délirante, des arguments comme on n’en fait plus : nous n’avons pris nos fonctions qu’en 2008 (1ère enveloppe) ! Nous avons un nouveau « partenaire » la communauté de communes.. (il est nul ? – 2ème enveloppe !) Nous allons nous réunir… Un abribus ne se construit pas comme ça, ça coûte cher…, etc.

Nombre de partenaires pour la mise en place de cet énorme projet : Clinique, CEAT, STIF, RATP, Communauté de Commune. Personnellement J’y aurai ajouté les usagers…

Dans ces cas-là j’ai tendance à perdre un petit peu mes nerfs, à péter les plomb comme disent les jeunes. Si en trois ans on n’est pas capable de résoudre ce micro problème, comment peut-on traiter des problèmes au niveau de la nation lorsque le nombre de partenaires à convaincre est largement supérieur à cinq. Je pense que c’est de l’incompétence. Quand à l’Abribus, je fais confiance aux publicitaires…

J’ai, comme je l’ai déjà dit, un certain nombre d’expériences dans le domaine (projets-problèmes) pour donner mon avis. J’ai promis de la pub. C’est gratuit mais tans pis !

Je pense qu’il serait temps d’ouvrir la troisième enveloppe !

A la date d’aujourd’hui, les « usagers » font un parcours du combattant : 500 m avec canne,  béquilles ou fauteuil roulant. Sinon c’est le transport en taxi ou en ambulance qui sera (peut-être) pris en charge par la SS si tous les dossiers sont bien remplis. Et tout cela a un véritable coût.

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