Revenu Existence – Le petit livre vert – Cahier des charges – Logiciel Libre – Vote

Comment transformer le Droit de vote en  Devoir de vote  ?

Pour pouvoir transformer ce droit en devoir, il faut avant tout répondre à un cahier des charges et à des objectifs précis : le vote doit s’effectuer sans déplacement des citoyens, il doit être sécurisé, confidentiel, rapide, avec un coût très minime d’organisation et surtout il doit être incontestable et incontesté. C’est le principe même de la démocratie.

S’ils répondent à ce cahier des charges, tous les pays, en particulier ceux qui ne bénéficient pas encore de la démocratie auront les outils nécessaires et suffisants pour la mettre en place. Pas besoin de rappeler toutes ces fraudes électorales et ce qu’elles engendrent comme contestations suivies le plus souvent de violence. De la Côte d’Ivoire à Haïti, au Sénégal  et  dans bien d’autres pays… et même en France le vote est, a été et sera contesté si nous ne proposons rien. Rappelons nous quand-même les morts qui avaient conservé leur « pouvoir » de vote à Paris ou ailleurs…

Nous sommes au XXI ème siècle et les « nouvelles » technologies (téléphone mobile, e-phone et autres moyens de paiement) peuvent répondre à ces contraintes s’ils sont accompagnés de logiciels et de bases de données adaptées et surtout sécurisées par le contrôle des citoyens grâce aux « logiciels libres » et à l’État par la CNIL (Commission Informatique et Liberté). Voici les critères indispensables pour assurer la validité des votes :

  • Sans déplacement : Les citoyens peuvent voter depuis n’importe quel endroit au monde « couvert » par un réseau (filaire ou hertzien). Soient par « mobiles », soit par Cartes Bancaires (avec une adaptation des « GAB » – Guichet Automatiques de Banques)
  • Sécurisé : le fait d’éviter le déplacement dans un bureau de vote permet à toute personne de pouvoir voter confidentiellement, dans un lieu choisi, sans crainte et sans contrainte.
  • Rapide : le vote (et son « dépouillement ») doit permettre une déclaration des résultats en moins de 12 heures ou moins de 24 heures (si l’on tient compte du Temps Universel). On peut même imaginer un vote local dans un délai encore plus faible.
  • Coût minimum : en mettant en œuvre les nouvelles technologies. Ce qui évite l’installation des bureaux de vote, le déplacement des votants, les permanences payées des personnels de mairie, le dépouillement, la désinfection des locaux scolaires, les plateaux-repas, et tout le temps perdu en sondage, prévisions et autres bénévoles (assesseurs, scrutateurs, présidents, délégués de listes,…) pour l’international : des délégués de l’ONU voire les casques bleus …
  • Incontestable : grâce aux logiciel libres. Les cahiers des charges doivent être compréhensibles et à disposition de tous les citoyens. Les sources des programmes sont, elles-aussi, à disposition des informaticiens compétents pour vérifier que le le « code » est bien conforme au cahier des charges. La CNIL doit l’approuver. Tous les modes électoraux doivent être « couverts »

C’est grâce à cette facilité de vote, à cet outil démocratique incontournable que le Dialogue Social pourra réellement voir le jour. Cet outil est nécessaire aussi bien au niveau national que régional et local. Il peut être étendu aux entreprises, aux associations, aux partis politiques, etc.

7 Commentaires

  1. Philippe LOÈVE

    Bonjour Bernard,

    Désolé pour ceux qui ont déjà lu cet argumentaire sur différentes listes de discussion internes. Je ne réponds donc pas spécifiquement à tes arguments, les miens me paraissant beaucoup plus forts et plus pertinents dans notre contexte français d’aujourd’hui, qui est celui d’EELV (à vrai dire, dans des pays où il y a de la violence armée dans les bureaux de vote, je comprends qu’on cherche des substituts).

    Il se trouve que la question du vote électronique est un sujet connexe à mon expérience professionnelle, et qui m’a déjà donné l’occasion d’user pas mal d’énergie, d’abord en dehors et maintenant au sein d’EELV.

    Bien sûr (comme toute entreprise humaine), aucun système de vote n’est absolument sans risque, surtout s’il est mal géré.

    Mais il y en a dont le principe est tellement mauvais que toute tentative de sécurisation est illusoire.

    En ce qui concerne le vote en ligne, ou toute autre forme de vote électronique anonyme, il n’y a pas de « solution sécurisée » et il n’y en aura jamais, du moins tant que les ordinateurs et les êtres humains seront ce qu’ils sont …

    Il y a trois manières d’être sûr de ce que fait un programme d’ordinateur :

    1. Avoir écrit soi-même ou inspecté le code source du programme, puis l’avoir compilé sur une machine vous appartenant, puis surveiller sa machine sans interruption, ou bien apposer des scellés et les vérifier avant chaque utilisation …
    Pas applicable pour un système utilisé par des milliers d’électeurs.

    2. Faire aveuglément confiance à quelqu’un qui a fait le 1.
    Dans le cas d’un système de vote, faire confiance à toute une organisation d’informaticiens, d’exploitants, de gardiens, … dont aucun maillon ne doit être défaillant.

    3. Disposer de moyens de recoupement et de contrôle.
    En pratique, la sécurité de tous les systèmes que nous utilisons est assurée par ce 3ème procédé (ce qui n’exclut pas les tests de sécurité, les inspections de code, les contrôles d’accès, les cryptages, les scellements, … mais les moyens de recoupement sont juste indispensables, que le logiciel soit open source ou non).

    Dans le cas du système de votre banque, vous pouvez pointer vos relevés avec vos reçus de CB et talons de chèque …

    Dans le cas d’un vote à bulletin secret, on peut certes aussi imaginer des systèmes de traçage et de contrôle, plus ou moins infernalement complexes.

    En pratique, outre qu’ils sont hors de portée d’un grand nombre d’électeurs, ils laissent de grosses failles et / ou ils créent de nouveaux problèmes, comme la possibilité de vendre son vote ou de prouver à un tiers qu’on a « bien » voté …

    À quoi sert un système de vote si on ne peut pas avoir un minimum de confiance dans son résultat ?

    Si le vote papier n’existait pas, il faudrait l’inventer.

    L’opinion contraire ne peut relever que d’un manque de réflexion, de l’irrationnelle « foi dans le progrès », ou bien peut-être d’un mépris total pour le processus électoral ?

    Y aurait-il un espoir secret de certains dirigeants politiques, d’arriver un jour à manipuler des masses d’abrutis, qui croiraient voter en actionnant la zapette de leur poste de télé ?

    On n’en est peut-être pas là, mais depuis des années, et aujourd’hui encore, en France, 1,5 million d’électeurs (sans compter, depus cette année, 700.000 Français de l’étranger), ne peuvent voter que sur des ordinateurs, sans garantie sur le décompte de leur voix.

    Cf. par exemple :

    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/vote-electronique-la-fin-de-la-12569

    http://ordinateurs-de-vote.org/Pourquoi-ce-site.html

    http://www.ilv-bibliotheca.net/librairie/vote_electronique__les_boites_noires_de_la_democratie.html

    http://www.bastamag.net/article2433.html

    http://www.01net.com/editorial/567153/vote-par-internet-aux-legislatives-la-possibilite-d-une-fraude/

    http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/05/22/01039-20120522ARTFIG00597-inquietudes-autour-du-vote-par-internet-des-expatries.php

    Sur le fond, rien ne peut le justifier.
    C’est un pur scandale.

    Il serait bien qu’EELV arrête de couper l’herbe sous les pieds de ceux de ses militants dans les communes concernées qui ont encore le courage de le dénoncer.

    Il y a sans aucun doute des milliers de manières intelligentes d’utiliser Internet pour militer.
    Le vote électronique anonyme n’en fait pas partie.

    Merci de bien vouloir prendre en compte ces réalités, de ne plus utiliser l’argument « Comment, vous n’avez pas confiance ? » (non, à 300 km/h dans les rues de Paris, je n’aurais pas confiance, même avec un champion de F1 au volant !) et Merci d’avoir lu jusque là 😉

    Philippe

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    1. Bernard

      Bonjour Philippe,
      Merci d’avoir répondu et d’y avoir porté intérêt..
      J’ajouterai à mes « arguments » ceci :
      A notre époque, nous faisons confiance à l’informatique pour nos paiements par internet, par carte bancaire et déjà par la téléphonie mobile. Pourtant s’il est une chose cruciale pour nous, c’est bien notre « porte-monnaie ».
      S’il y a un pourcentage de fraude et d’arnaque par des hackers surdoués, il doit être relativement faible pour que nos banquiers le supportent sans trop de problème…
      Pour le vote, je fais donc une grande confiance dans les logiciels libres qui autorisent un réel contrôle citoyen.

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      1. Philippe LOÈVE

        Bernard,
        Si le vote n’est pas anonyme, par exemple si chacun peut disposer d’une liste des noms des votants avec leur choix, et vérifier que son vote a bien été pris en compte, alors on est dans une situation classique d’un système informatique à sécuriser, sans problème particulier.
        Si le vote est anonyme, il y a tellement de possibilités de fraude indétectable que tous les doutes sont permis. La question n’est plus s’il y aura fraude, mais quand et de quelle ampleur … et la réponse ne sera sans doute jamais connue, puisque il n’y a pas de contrôle possible.
        Je suis très favorable au logiciel libre, mais en l’occurrence, pour un vote anonyme, ça ne change pas grand-chose. Même si 10.000 personnes ont relu le code, elles n’ont aucune garantie sur les programmes qui tournent réellement sur le système de vote.
        Philippe

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        1. Sevda

          A tous les oublieux,Vous n’avez jaimas vu des de9file9s appelant e0 l’assassinat collectif du cf4te9 israe9lien mais, peut eatre, avez-vous oublie9 ( comme de tre9s nombreux israe9liens d’ailleurs) les innombrables manifestants qui harcelaient la re9sidence de Feu Ithzak Rabin avant son assassinat ? Ils e9taients le0, des milliers, scandant des appels au meurtre, soutenus par des “fatwa” religieuses qui ont finalement eu raison de lui.Ni la veuve de rabin, ni ses enfants ne l’oublieront jaimas…Mais vous, e9videmment, vous l’avez passe9 par perte et profit. Apre8s cette mise e0 mort, vous continuez e0 pre9tendre que la socie9re9 israe9lienne n’est pas violente ???Allons donc…Il se trouve que mes activite9s professionnelles m’ont souvent amene9 en Israebl. J’y ai visite des entreprises, des universite9s et des e9coles. Je puis vous affirmer que jaimas aucune e9cole frane7aise n’aurait pu accrocher sur ses murs les documents que j’y ai vu. Lorsque j’interrogeais des gamins e0 propos des enfants palestiniens, j’e9tais side9re9 par leur aplomb et consterne9 par la violence de leurs propos. Meame les enseignants semblaient ge9ne9s…Je ne sais pas lire l’he9breux, je ne sais donc pas d’of9 ces gamins tenait-ils leurs lectures. Mais si les ouvrages scolaires israe9liens ne font pas l’apologie de la violence et de la haine, he9las, les petits israe9liens, eux, en sont largement impre9gne9s.Moi meame, si j’avais e9te9 israe9lien, jaimas je n’aurai pas pu y e9lever mes enfants comme j’avais e0 l’e9poque refuse9 d’e9lever mes gamins dans l’Afrique du sud de P.W Botha. J’ose la comparaison car aucun des deux pays ne m’est e9tranger…Tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir y compris lorsqu’il s’agit de diaboliser les palestiniens dont vous dites qu’ils n’ont jaimas fait preuve d’aucune bonne volonte9.Voyez-vous, et quoi que vous en dites, Israebl est un pays difficile. Le reave d’un e9tat qui se construit par lui meame dans l’adversite9 et la paix n’est, au fond, jaimas advenu. Le reave se mue en ve9ritable cauchemard.Il demeure encore quelques intellectuels courageux dans ce pays moralement exsangue mais ils ne suffiront pas e0 redresser la barre car je crains que les carottes soient de9je0 cuites…Quelle mise8re et quel gachis.”

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          1. Bernard

            Je ne vois vraiment pas le rapport avec cet article sur le vote. Mais peut-être que je n’ai pas bien saisi l’objet du conflit Israëlo-Palestinien ??

  2. Bernard

    Philippe,
    Sans rentrer dans une technique informatique trop pénible pour les néophytes, il est tout à fait possible , dans le cadre d’un vote anonyme de faire un transfert en « Y » voire en « W », c’est à dire que le vote de la personne (anonyme) sera enregistré sur une base de donnée officielle (pour un vote national : au ministère de l’intérieur) et parallèlement sur une (« Y ») ou deux (« W ») autres bases de données locales voire beaucoup plus (ensemble des partis participant au vote, par exemple). Il est clair dans ce cas que, s’il y avait fraude, seul le code pourrait être en cause.
    Pour éviter cela, outre la vérification de l' »open- source » (logiciel libre) il est tout à fait possible de valider le système par « un jeu de test » sur 100 votes « ouverts » et vérifier le résultat sur l’ensemble des bases de données.
    J’espère avoir été assez clair.

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  3. Jade

    La possibilité de vote sur Internet ça pourrait être très bien. Et des personnes vraiment convaincantes qui se présentent aussi 🙂

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