Revenu de base – SMIC – SMIG – Coup de pouce

De l’intérêt d’un Revenu de Base contrairement à un « coup de pouce » au SMIC (Salaire Minimum Interprofessionel de Croissance)

Un « coup de pouce » au SMIC aurait pour effet immédiat de redonner du pouvoir d’achat aux travailleurs les plus défavorisés. C’est ce que réclament tous les syndicats et partis politiques « de gauche » avec des demandes plus ou moins importantes : un SMIC à 1 700 euros pour les uns, un SMIC net à 1 500 euros et, en final, un « coup de pouce » qui, « ON » l’espère sera significatif pour ne pas trop décevoir nos concitoyens…

En effet, une France « de gauche » ne peut pas ne pas répondre à cette attente. Le pouvoir d’achat DOIT augmenter, c’est un facteur de relance économique par la consommation . C’est un facteur de cette « croissance » tant attendue. Tout cela semble logique car dans SMIC il y a « croissance » !

ET POURTANT !

Augmenter le SMIC, c’est augmenter le coût du travail de la majorité des PME /TPE  car ce sont elles qui emploient le plus de « smicards ». Il est démontré (par nos économistes distingués) qu’une augmentation de 1% du SMIC aurait pour conséquence une augmentation de 25 000 chômeurs

Augmenter le coût du travail c’est aussi, à court terme, créer une inflation qui rendra plus chers les produits manufacturés et par conséquence diminuera le pouvoir d’achat. La période post-soixante-huitarde l’a démontré  car après une augmentation de plus de 25% du SMIG  (de l’époque) s’en est suivie une inflation de près de 15% l’an avec des salaires qui « suivaient » car indexés sur l’évolution du coût de la vie… C’était l’effet « boule de neige »…

Donc en définitive, l’augmentation du SMIC ne serait qu’un miroir aux alouettes !

Tout comme l’est la demande d’un SMIC européen qui n’aurait aucun sens car il bouleverserait l’économie de tous les pays dont le pouvoir d’achat, avec un revenu en Euros pourtant plus faible (la majorité des nouveaux partenaires européens), est équivalent à celui de nos « travailleurs pauvres ». Rappelons que notre « grand » partenaire, l’Allemagne, n’a toujours pas de SMIC et qu’il s’en sort semble t-il très bien en terme de rapports sociaux avec ses syndicats (de masse)…

ALORS, en quoi un Revenu de Base (RB) permettrait de répondre plus efficacement aux attentes de nos concitoyens ET de nos entreprises ?

Un RB versé sans condition à tous les citoyens permet immédiatement à toutes les personnes sans ressources ou avec des ressources très faibles – les « travailleurs pauvres » – d’augmenter immédiatement leur pouvoir d’achat pour les produits de première nécessité.

On a vu que par une fiscalité progressive de l’IRPP prélevée à la source, ce RB est « remboursé » immédiatement par ceux qui perçoivent un salaire de plus de 2 fois ce RB.

Les entreprises ne sont pas affectées car le coût du travail, lui, reste constant. Certains économistes (toujours très distingués) imaginent même qu’il pourrait baisser car les personnes se « contenteraient » d’un complément à ce RB soit par un travail partiel, soit par un travail moins contraignant même moins payé soit même par du bénévolat. Ce qui est certain c’est que les entreprises Petites Moyennes ou Grosses seront dans l’obligation, si elles veulent maintenir leur emploi de donner de meilleures conditions de travail à leurs personnels si elles veulent les conserver. Selon la théorie d’Herzberg ,  si le salaire est un facteur d’insatisfaction, il peut être largement « compensé » par des facteurs de satisfaction d’autant plus valorisants pour l’épanouissent de l’individu.

Si ce RB était distribué en monnaie locale – c’est ce qui est de plus en plus préconisé par ses défenseurs – cela permettrait une meilleure cohérence au niveau international (l’Europe en priorité) bien supérieure à un SMIC européen. Ces RB étant différents d’un pays à l’autre en fonction du coût de la vie, comme le coût du travail n’est pas impacté, cela ne perturberait pas les échanges internationaux. On peut vérifier  que le « gap » séparant les différents mode de vie devrait s’estomper à terme mais de façon progressive et non pas brutalement comme en serait la conséquence d’un SMIC unique.

Conclusion

Ce réquisitoire anti-SMIC, s’il n’est pas « politiquement correct », semble utile à une époque où cette fameuse CRISE perturbe ET les marchés financiers ET le monde politique.

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