Migrants, réfugiés, quelles sont les propositions de solutions avec le RB3I

Pour éviter que des personnes, pour des raisons politiques, économiques ou climatiques
ne soient encore contraintes ou tentées de « passer » en Europe au péril de leur vie, voici une tentative de réponse.
Il n’y a pas de question à se poser pour les migrants qui fuient leur pays pour des raisons politiques. Nous devons les recevoir en tant que « réfugiés politiques » avec tous les égards qui leur sont dus. Ce sont le plus souvent des intellectuels dont les libertés fondamentales sont refusées et qui risquent leur vie s’ils restent au pays.
Quant aux autres migrants originaires de pays en guerre, ou qui ne peuvent y survivre pour des raisons économiques ou climatiques, des chartes devront être mises en place dans ces pays sur la base de l’application de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1946 et en particulier
l’art. 25 : vivre dignement avec un Revenu de Base Inconditionnel, Individuel et Inaliénable (RB3I).
l’art. 18 : respect de la laïcité,
Abolition de la peine de mort,
Droit à l’IVG et à l’IVV (Interruption Volontaire de sa Vie).

CE QUE SERAIT UNE RÉELLE COOPÉRATION
Voici, donc, pour la démonstration, ce que pourrait-être une réelle coopération. Selon le pays, le RB3I serait adapté au mode de vie et aux besoins de la population. Nous en avons déjà une bonne notion par le tourisme.

Voici la règle (simple) qui gérerait cette coopération :
Le pays au plus fort RB3I distribuera au migrant qui s’installe dans un pays moins riche, un RB3I dont le montant sera la moyenne des deux RB3I. A l’inverse, c’est le pays récepteur (au plus fort RB3I) qui paiera le RB3I en monnaie locale (MNC) ou en Euro.
Pour simplifier la démonstration, nous prendrons des chiffres « ronds » et prendrons en considération la possibilité d’une Monnaie Nationale Complémentaire (MNC).
Liste d’équivalence
1 000 Euros ou Euro/Francs en France
1 000 Euros ou Euro/Lires en Italie
500 Euros ou Euro/Zlotys en Pologne
150 Euros ou Euro/Dinars en Tunisie, Algérie et Maroc
100 Euros ou Euro/Francs CFA au Mali
1 500 Euros ou Dollars au USA
etc …

C’est une façon de tendre vers de nouveaux équilibres et de combler progressivement le fossé qui nous sépare
de ces pays sans en léser aucun. Tout le monde est gagnant.
Exemple : un français migrant au Mali percevra de l’État Français un RB3I de 550 euros (Moyenne de 1000€ français et de 100€ malien) A ce Revenu non imposable s’ajoutera son revenu sur place s’il a un emploi (de coopérant par exemple). On voit immédiatement l’intérêt :
L’État émetteur paye un RB3I au migrant inférieur à ce qu’il lui aurait payé sur le territoire national. Le Migrant touche un RB3I plus de 5 fois supérieur à celui du pays de destination.
L’État de destination bénéficie des compétences du Migrant, de sa consommation (TVA) et de ses impôts et taxes…
A l’inverse : un malien qui toucherait 100 euros dans son pays souhaite travailler en France. A condition d’être en
situation régulière, il percevra son RB3I de 1 000 euros en MNC ou en euros. A cela s’ajoutera son salaire (en
euros) sur lequel il paiera ses impôts et taxes et pourra en faire éventuellement profiter les membres de sa famille restée sur place qui perçoivent leurs RB3I locaux.
l’État émetteur ne paye pas de RB3I au migrant.
Le migrant touche un RB3I lui permettant de vivre dignement sur place.
L’État de destination reçoit dignement le migrant. Il bénéficie des compétences du migrant, de sa TVA et des impôts
et taxes…
La société sera apaisée car elle aura évacué le faux problème de l’immigration, des sans-papiers ou du néocolonialiste.
De même, un chercheur français migrant vers les USA recevra un RB3I de 1 500 dollars payés par les USA et, comme partout, percevra son salaire, paiera ses impôts et taxes sur place. Les USA bénéficieront donc d’un cerveau. A charge pour la France d’être plus attractive pour attirer de nouveau ses chercheurs…
Un Polonais migrant au Mali percevra de la Pologne un RB3I de 300 euros… etc.

Comme on le voit, quel que soit les cas de figure, tout le monde est gagnant. L’immigration (autre que pour des
raisons politiques, économiques ou climatiques) ne se fera que si le pays destinataire est demandeur, c’est-à-dire
s’il a besoin de personnel qualifié dans un domaine. Ceci est valable dans un sens comme dans l’autre.
Pourquoi migrer ailleurs, avec tous les inconvénients de l’immigration si c’est pour vivre comme chez soi avec le minimum ?
Il n’est pas besoin d’être un grand économiste ou sociologue pour imaginer le bien-fondé de ces mesures.
Si besoin était, connaissant l’abîme qui nous sépare de certains pays sinistrés, une taxe TOBIN (%) peut être mise en
place pour les aider à mettre rapidement en place ce RB3I.
On peut même imaginer débloquer un budget spécifique prélevé sur les budgets des défenses nationales des pays alliés pour initier le RB3I dans les pays du Sud. Charge au FMI de faire son travail monétaire en organisant la distribution du RB3I pour que chaque citoyen dont le pays a signé la charte reçoive directement, en monnaie locale ou en monnaie internationale ce RB3I.
Beaucoup de conflits pourraient être ainsi évités si, plutôt que de construire des murs, d’envoyer des troupes ou de fournir des armements, on tentait de partager nos richesses et donner des fonds pour valoriser l’économie des pays et faire de la prévention pour éviter les catastrophes naturelles et (si possible) les guerres et le terrorisme.
Nous avons vu que le RB3I pouvait contenir un potentiel vital : quantité d’eau potable nécessaire à l’hygiène, quantité d’énergie, potentiel santé…. Ce potentiel ne pose (pour l’instant) pas de problème dans les « pays du nord ». En revanche c’est un investissement important dans les pays du Sud. En effet, pour l’accès à l’eau, il faudra investir dans des puits, le stockage et les réseaux de distribution. Pour l’énergie, c’est le solaire et l’éolien qui permettront une mise en œuvre rapide et décentralisée.
Comme le propose Thomas Piketty dans son dernier livre (Capital et Idéologie) ce RB3I en France pourrait être
complété par la distribution pour les jeunes citoyens de 25 ans d’un capital de 120 000 euros leurs permettant d’envisager sereinement leur projet de vie.
Cette proposition pourrait aussi faire partie de la Charte en l’adaptant à chaque pays.

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