Bruno Martin Vallas – Baisser le coût du Travail

Avant Galilée les astronomes  avaient inventé  une représentation du cosmos avec jusqu’à 7 (!!!) sphères emboîtées (?? liées par « on ne savait quoi ! ») pour expliquer les mouvements des astres. Ceci pour rappeler l’immensité des complications qu’une civilisation peut se créer avant d’accepter de ça voir une représentation autrement plus simple et performante

Je connais « le poids de la sphère publique qui épuise littéralement le pays » mais je vois aussi « le poids de la sphère financière qui détruit littéralement la planète »
Oui, je sais, la Chine est en belle croissance financière, oui, de beaux arbres financiers locaux peuvent tout à fait cacher une forêt des destructions irréversibles globales, et ce d’autant mieux quand ces même financiers tiennent les médias qui nous informent
… par exemple depuis Fukushima la norme dangereuse pour la radioactivité des produits a été multipliée (! sic) par 10 au Japon. Très utile pour diminuer la surface des terres devenues perdue pour excès de radioactivité et tant pis pour les dégâts sanitaires sur les populations qui seront médiatiquement désinformées autant que possible.
Alors,  j’espère que vous m’accorderez les quelques minutes de lecture de ce qui suit

Vois ci une évidence, comptable, ici en France (peut rapidement s’étendre) :
Prenez tous les actuels « RSA », aujourd’hui 40% du smic,
(en net/mois  RSA / smic 483 € / 1211 € = 40%) et distribuez ce même montant (40% smic) à tous, à tous les adultes de nationalité française de plus de 25 ans,
sans aucune condition de ressources faibles ou fortes (oui, pour tous)

En même temps, on supprime ce même montant à tous les autres types de revenus aujourd’hui distribués autour du « travail » (pas les revenus du capital, financiers ou immobiliers »),  = suppression de 40% du smic à tous les salaires, à toutes les retraites, à tous les chômages, et à tous les actuels « RSA »
Résultat : chacun garde exactement ses même revenus d’aujourd’hui. quel intérêt ???

1/ le coût du travail y devient presque moitié (précisément 0,6 fois l’ancien)
c’est à dire que vu des employeurs  le coût de chaque emploi est diminué de 40%.
Oui, je sais, je n’ai pas détaillé comment se transforme l’ensemble des prélèvements actuels
car, afin de distribuer autant, ils doivent bien réussir à prélever autant,
mais je ne cherche pas à finaliser tous les détails d’un voyage avant d’en décider l’exploration, je cherche juste à montrer l’attrait de ce voyage.

2/ du coup la compétitivité des productions françaises sur les marchés mondiaux est boostée par ce travail 40% moins cher. Donc l’offre d’ emplois en France augmente jusqu’à saturer l’emploi, tous ceux qui veulent travailler trouvent du travail. Le jeu s’inverse, ce sont les employeurs qui manquent de candidats, même l’industrie peut revenir en Europe (oui, travail de base payé 40% moins cher qu’aujourd’hui, mais pour des revenus égaux à aujourd’hui vu que  s’y ajoute ce 0,4 smic du « revenu pour tous »)

3/ en sus, la précarité des emplois peut enfin augmenter, vu que le risque en précarité des revenus pour les travailleurs est extrêmement diminué
– d’une part parce qu’ils ont toujours de « revenu pour tous » inchangé s’ils perdent leur emploi
– d’autre part parce que les offres d’emploi sont deux fois plus nombreuses, le marché des emplois s’est inversé en marché de demande par les employeurs,
– et en plus parce que les revenus deviennent une part de plus en plus mineures des richesses, détaillé ci-après
C’est à dire que l’employeur retrouve en flexibilité du travail ce qu’il subit déjà en flexibilité des marchés et clients 

4/ Évident, cette compétitivité retrouvée permet de retrouver croissance du PIB et diminution de la dette, par diminution des importations (on peut fabriquer en France ce qui maintenant coute presque moitié à produire) et augmentation des exportations (coûts humains baissés de 40%, ça aide). Donc baisser de 40% le coût du travail en gardant les revenus constants pour tout type de situation (RSA, chomeur, salarié, retraité)
et sans dépenser un euro de plus pourrait paraître mériter d’approfondir la pertinence et les modalités de cette transformation de notre système de redistribution.

5/ mais le meilleur est à venir
Cette nouvelle donne permet à chacun d’enfin mieux résister à la croissance des problèmes pour la croissance du travail (public et privé) et de l’argent (privé). Elle diminue sa terreur de perdre ses revenus s’il  travaille enfin correctement à faire disparaître son travail.
Chacun, travailleur ou chômeur, public ou privé, peut enfin travailler à rendre les ressources souhaitées plus faciles d’accès, travailler à diminuer la croissance des destructions, travailler à la croissance des richesses et de la puissance en cultivant les biens publics, le préventif et la productivité…
Chacun peut redécouvrir que  davantage de richesses se fabriquent par travailler vers moins d’emplois et d’argent dans toutes nos activités et marchés actuels vu que bien travailler c’est disposer de plus et mieux avec moins, disposer de davantage de richesses par moins de travail et d’argent, je ne sais si ces détails 4/ sont plus clair en les évoquant, ou si mieux vaut n’en rien détailler … pourtant ils sont là (et pourtant elle tourne !)

6/ mérite d’être précisé,
ce revenu pour tous ne commence qu’après l’âge de 25 ans, pour ne pas inciter à la surnatalité des populations les plus défavorisées = l’inverse de ce qu’aujourd’hui font nos actuelles allocations familiales et logement qui cultive cette surnatalité des populations les plus défavorisées  pour la croissance des problèmes donc de l’activité, des emplois et de l’argent.

Bruno MARTIN-VALLAS

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

× four = sixteen