Solution migration

Comment traiter l’immigration ?

 

Pour éviter que la Méditerranée, la Manche ou nos montagnes ne continuent à être les cimetières des migrants qui fuient leurs pays en choisissant l’Europe pour toutes sortent de raisons (politique, économique ou climatique), pour éviter que des murs et des barbelés ne continuent à se mettre en place aux frontières, voici des propositions de solutions simples à mettre en places sur la base du Revenu de Base Inconditionnel, Individuel et Inaliénable (RB3I).

La condition préalable est (évidemment) de mettre en place ce RB3I dans tous les pays européens sur la base des propositions de l’AIRE ou du MFRB (pour le France)

COURT TERME

Lorsqu’un migrant se présente (lui et sa famille) au consulat du pays de destination ou à la frontière « Schengen » pour demander l’asile, on lui délivrera dans le pays ou il résidera, même temporairement un RB3I en Monnaie Locale ou en Monnaie Nationale Complémentaire (MNC) si elle est mise en œuvre. Cela lui permettra de (sur)vivre en toute dignité sans attendre une aide humanitaire. Il pourra ainsi participer à la vie économique. Il pourra se nourrir, se loger et travailler selon ses compétences. Il paiera ses taxes et ses impôts.

LONG TERME

Pour éviter que des personnes, pour des raisons politiques, économiques ou écologiques ne soient encore contraintes ou tentées de « passer » en Europe au péril de leurs vies,

Voici une piste : si l’on suppose que des chartes ont été mises en place dans tous les pays sur la base de l’application de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, au minimum :

  • Distribution d’un Revenu de Base Inconditionnel Individuel et Inaliénable – RB3I (art.25)
  • Respect de la Laïcité (art.18)
  • Suppression de la peine de mort

Voici, pour la démonstration ce que pourrait-être une réelle coopération : selon le pays, le RBI serait adapté au mode de vie et aux besoins de la population. Nous en avons déjà une bonne notion (par le tourisme, entre autres). Pour simplifier, nous prendrons pour ces RB des chiffres « ronds » en Monnaie Nationale Complémentaire.

  • 1 000 Euros ou Euro/Francs en France
  • 1 200 Euros ou Euro/Deutsch-marks en Allemagne
  • 500 Euros ou Euro/Zlotys en Pologne
  • 350 Euros ou Euro/Leus en Roumanie
  • 1 000 Euros ou Euro/Lires en Italie
  • 150 Euros ou Euro/Dinars en Tunisie, Algérie et Maroc
  • 100 Euros ou Euro /Francs CFA au Mali
  • 1 500 Euros ou Dollars au USA
  • etc…

 

 

 

Voici la règle (simple) qui gérerait cette coopération :

Le pays émetteur, s’il a un RB3I plus élevé distribuera au migrant un RB3I dont le montant sera la moyenne des RB3I entre les deux pays.  A l’inverse, c’est le pays récepteur qui le paiera ce RB3I en monnaie locale (MNC)

C’est une façon de tendre vers de nouveaux équilibres et de combler progressivement le fossé qui nous sépare de ces pays sans n’en léser aucun. Tout le monde est gagnant.

Voici quelques exemples concrets pour avoir une idée du bénéfice escompté par cette solution.

Un français migrant au Mali percevra de l’Etat Français un RBI de 550 euros (Moyenne de 1000 et de 100) non imposable auquel s’ajoutera son revenu sur place s’il a un emploi (de coopérant par exemple). On voit immédiatement l’intérêt :

  • L’Etat paye un RB inférieur à ce qu’il lui aurait payé sur le territoire national.
  • Le migrant touche un RB plus de 5 fois supérieur à celui du pays de destination.
  • L’Etat de destination bénéficie des compétences du migrant, de sa consommation (TVA) et de ses impôts et taxes…

A l’inverse : un malien qui toucherait 100 euros dans son pays souhaite travailler en France. Il percevra son RB de 1 000 euros en MNC. A cela s’ajoutera son salaire (en euros) sur lequel il paiera ses impôts et taxes et pourra en faire profiter sa famille si elle est restée sur place.

  • L’Etat émetteur ne paye pas de RB3I au migrant.
  • Le migrant touche un RB3I lui permettant de vivre dignement sur place grâce à la MNC
  • L’Etat de destination reçoit dignement le migrant
  • Il bénéficie de ses compétences, de sa consommation (TVA) et de ses impôts et taxes…

De même, un chercheur français migrant vers les USA recevra un RB de 1 500 dollars payé par les USA et, comme partout, percevra son salaire, paiera ses impôts et taxes sur place. Les USA bénéficieront donc d’un cerveau. Charge à la France d’être plus attractive pour attirer de nouveau ses chercheurs…

Un polonais migrant au Mali percevra de la Pologne un RBI de 300 euros etc.

Comme on le voit, quel que soit les cas de figure, tout le monde est gagnant. L’immigration se fera si le pays destinataire est demandeur, c’est-à-dire s’il a besoin de personnel qualifié dans un domaine. Ceci est valable dans un sens comme dans l’autre.

Pourquoi migrer ailleurs, avec tous les inconvénients de l’immigration si c’est pour vivre comme chez soi avec le minimum ?

Il n’est pas besoin d’être un grand économiste ou sociologue pour imaginer l’intérêt de ces mesures.

Si besoin était, connaissant l’abîme qui nous sépare de certains pays sinistrés, une taxe TOBIN peut être mise en place pour les aider à mettre rapidement en place ce RB3I. On peut même imaginer débloquer un budget spécifique prélevé sur les budgets des défenses nationales des pays alliés pour initier le RB3I dans les pays du Sud. Charge au FMI de faire son travail monétaire en organisant la distribution du RB3I pour que chaque citoyen dont le pays a signé la charte reçoive directement ce RB3I, en monnaie locale ou mieux en monnaie internationale.

Beaucoup de conflits pourraient être évités si, plutôt que de construire des murs, d’envoyer des troupes ou de fournir des armements, on tentait de partager nos richesses et donner des fonds pour valoriser l’économie des pays et faire de la prévention pour éviter les catastrophes humaines (guerres, terrorisme…), écologiques et naturelles…

Nous avons vu que le RB3I pouvait contenir un potentiel vital : quantité d’eau potable nécessaire à l’hygiène, quantité d’énergie ou potentiel « santé ». Si ce potentiel ne devrait pas poser problème (pour le moment) dans les pays du Nord, c’est un investissement important à prévoir dans les pays du Sud. En effet, pour l’accès à l’eau, il faudra investir dans des puits, du stockage et des réseaux de distribution. Pour l’énergie, c’est le solaire et l’éolien qui permettront une mise en œuvre rapide.

Nous devons tous participer à la Troisième Révolution Industrielle  TRI. Personne ne doit rester sur le bord de la route du progrès.

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