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Réforme de l’Education Nationale

dans le primaire

S’il est un domaine qu’il faut absolument réformer et très vite : c’est le primaire ! Que ce soit pour les enfants ou pour les enseignants. Ce que l’on demande à nos enfants c’est avant tout de vraiment savoir lire, écrire et compter dans la langue « nationale ». C’est la base et c’est malheureusement ce qui manque actuellement à nos enfants. Sans cette base il est pratiquement impossible pour ces enfants, de poursuivre leurs études dans le secondaire et à forciori pour des études « supérieures ». Si nos collèges, nos lycées et nos universités sont dans un tel état de délabrement c’est du à ce manque de base initiale.

Les programmes

L’Ecole Maternelle.

Les enfants devraient être acceptés à l’école maternelle à partir de deux ans.  L’école maternelle doit être réservée à l’apprentissage de la vie en commun, de l’intégration dans la micro société qu’est l’école. L’objectif est d’apprendre à vivre ensemble, à jouer ensemble, à chanter ensemble dans la langue nationale mais aussi dans une autre langue (l’anglais  : voir plus bas), à dessiner ensemble, à se reposer ensemble, etc. Il est inutile à ce stade de vouloir que nos enfants acquièrent un quelconque « bagage » en termes de lecture, d’écriture ou du savoir compter. À ce niveau, ce sera plutôt le désir de l’enfant qui, motivé par ses camarades ou par sa famille, choisira d’étudier l’alphabet, de découvrir les mots et les chiffres mais ce n’est en aucune façon une obligation. Cela ne doit faire parti d’aucun programme ni d’aucune instruction ou directive ministérielle. le passage à l’école primaire ne doit pas être systématique en fonction de l’âge de l’enfant (et surtout pas en fonction de l’année de naissance). C’est sa maturité qui doit être prise en compte. La rentrée en CP peut se faire de six à huit ans et plus si un handicap a été détecté.

C’est à ce stade maternel que, dans la mesure du possible, doivent être dépistés les handicaps. En effet, si des problèmes sont décelés très tôt, il sera plus facile d’en limiter les conséquences. La médecine scolaire, assistée par des psychologues correctement formés à la détection des handicaps intellectuels (en particulier l’autisme dans ses différentes composantes) doivent être les donneurs d’alerte auprès des parents pour les aider à prendre en charge ces enfants dans leur scolarité en accord avec la Sécurité Sociale. Comme on l’a vu précédemment, les jeunes handicapés peuvent poursuivre une scolarité maternelle bien qu’ils aient dépassé l’âge « normal ». C’est leur âge mental qui doit être pris en compte. Cette mixité sociale permettra aux enfants « normaux » d’apprendre la différence. Pour permettre cette intégration de la différence, des Assitant(e)s de Vie Scolaire (AVS), intégrés aux équipes pédagogiques, doivent permettre à ces enfants handicapés « physique » ou « intellectuel » de les aider à suivre un cursus « normal ».

L’école primaire.

L’objectif de nos professeurs des écoles, c’est de faire en sorte que nos enfants puissent à la fin de ce cycle primaire lire écrire et compter correctement. Cette base doit faire partie intégrante de tout le cycle primaire. Associé à ce cycle il sera important de posséder une autre langue que sa langue maternelle. Personnellement je suggère que l’anglais soit cette « deuxième langue » car elle est internationale et permettra de communiquer dans la majorité des pays du monde. Elle doit être aussi la langue privilégiée pour les disciplines scientifiques (Mathématiques, Physique, Chimie, Sciences Naturelles).

Associé à cette éducation de base (lire écrire et compter), les enfants, en fonction de leur aspiration et de leur degré de maturité, pourront choisir des cursus, un peu comme cela se passe en université. Ces « ateliers » seraient orientés par exemple vers :

  • L’art : la musique, le dessin, le théâtre,…
  • Le sport : en privilégiant les sports d’équipe.
  • L’image : apprendre à « lire » l’image et, pourquoi pas, à l’écrire, à la créer (films, photos) pour raconter, informer et faire rire.
  • La rédaction d’un journal : apprendre à raconter, à informer, à faire rire.
  • les sciences de la terre :  découvrir la faune et la flore de la région, cultiver un jardin, retrouver la » leçon de choses »
  • L’histoire du monde : de la Préhistoire jusqu’à nos jours,
  • La géographie : de la région, au pays puis au monde,
  • La « géopolitique » : par l’analyse de l’actualité quotidienne,
  • Les « mathématiques » après le « savoir lire et écrire et compter », l’élève devra comprendre l’arithmétique, la géométrie et savoir traiter des problèmes simples.
  • Langue « maternelle » : pour les enfants issus de l’immigration ou pour ceux qui désirent comprendre et parler la langue de leurs parents ou celle de leur région. Ceci éviterait les hiatus culturels familiaux.
  • l’instruction civique : donner les bases de notre vie républicaine.

C’est à l’équipe pédagogique de mettre en place ces structures sous forme d’ateliers d’apprentissage attirants et agréables…

A ce stade, comme pour le niveau maternel, des Assitant(e)s de Vie Scolaire (AVS) doivent permettre aux enfants handicapés « physique » ou « intellectuel » de les aider à suivre un cursus « normal ». Là encore il ne doit pas y avoir de limite d’âge pour intégrer ces « ateliers ». L’objectif à ce niveau est de rendre autonomes ces handicapés » pour qu’ils puissent, dans la mesure du possible, vivre une vie normale plus tard dans la société et ainsi supprimer l’angoisse des parents concernés.

Seuls les enfants sachant lire-écrire-compter seront admis au collège.

Les structures de l’école primaire.

Comme dans le cadre de la réforme des universités, il faudra que les établissements scolaires dans le primaire  retrouvent une certaine autonomie.

Comme cela se fait en Finlande (qui est le pays de référence dans le domaine éducatif), l’équipe pédagogique se constitue autour du Directeur d’établissement qui pourrait (pourquoi pas ?) être élu par son équipe. Pour intégrer cette équipe pédagogique il faudra adhérer aux projets de l’école. Lorsqu’un professeur des écoles veut intégrer un établissement, il doit en faire la demande auprès de l’établissement et après avoir rencontré le directeur de l’école, il se présentera auprès de l’équipe pédagogique pour y « subir » un entretien d’embauche. C’est seulement à la suite de cet entretien que l’enseignant pourra être intégré (ou pas) à l’établissement. Les professeurs des écoles doivent voir leur statut revalorisé aussi bien en terme de rémunération que de conditions de travail. Le salaire d’un enseignant débutant doit être au minimum à l’équivalent deux fois le revenu d’existence.

Il ne peut être question qu’un enseignant soit logé à plus d’une demi-heure de son lieu de travail. Si tel était le cas, pour des raisons indépendantes de sa volonté, l’Education Nationale devra prendre en compte les frais de déplacements et/ou d’hébergement.

Organisation du temps de travail.

Plutôt que d’intégrer l’école à 8:00 du matin, il serait préférable de commencer le travail à partir de 9:00. La matinée, de 9:00 à 12:00 (entrecoupée de 2 récréations), peut-être consacrée à tout ce qui est éducation de base (lire-écrire-compter). En complément, dans la matinée, selon la capacité des enfants à acquérir ces bases et aussi de leur aspiration, ils  pourront suivre des ateliers complémentaires animés par d’autres enseignants.

L’atelier informatique permettra de « décharger » les enseignants des exercices répétitifs qui n’ont pas, à proprement parlé, besoin de l’apport pédagogique d’enseignants « spécialisés » :

  • Apprendre à lire et écrire : il existe des outils permettant d’aider les pédagogues à ce que leurs enfants sachent très vite, et dans de très bonnes conditions, dominé la langue maternelle.  « Dragon » permet à l’enfant de parler dans un micro et de voir ce que l’ordinateur va écrire. Cela lui donnera un excellent moyen pour savoir s’il a une dyslexie, cela lui fera comprendre la grammaire et l’orthographe. Cet outil peut être adapté à la pédagogie de différentes méthodes : la méthode globale ou le B-A  BA.
  • Pour le calcul et la géométrie, de nombreux logiciels d’exercices et de problèmes sont déjà à disposition. Ils abordent ces disciplines de façon ludique.
  • et bien d’autres dans tous les domaines….

Tous les enfants doivent être admis dans le cadre scolaire. Les handicapés selon leur niveau de handicap, seront assistés par des assistants de vie scolaire (AVS), correctement rémunéré (au minimum une fois et demi le revenu d’existence).

Les enfants doivent pouvoir tous bénéficier d’une cantine scolaire avec des repas équilibrés et biologiques. Pour ceux qui ne sont pas admis à la cantine, les parents doivent certifier sur l’honneur qu’ils seront nourris dans des conditions similaires.

Les cours reprennent à compter de 13:30 jusqu’à 17:00. Ils sont, comme on l’a vu plus haut, orienté vers le sport, les arts et toutes les autres disciplines.

Pour les mathématiques il existe de nombreux logiciels permettant à l’enfant de s’exercer à toutes sortes d’opérations de manière ludique.

Les enfants, avec des logiciels qui vont les amuser, pourront acquérir une maîtrise totale de leur langue et de l’arithmétique de base.

C’est pour toutes les autres matières qui vont ouvrir l’enfant à la vie sociale que les professeurs des écoles doivent s’appliquer le plus. Il doit être possible de définir des projets, qu’ils soient artistiques sportifs ou autres. Les idées ne manquent pas.

Sachant que le secteur rural devrait se développer avec l’expansion de la culture biologique, l’Education Nationale doit, de nouveau, investir nos campagnes. Grâce aux nouvelles technologies, il n’y a aucune raison que le secteur rural soit abandonné, au contraire. Avec des outils comme Skype, les possibilités de cours à distance ne sont plus du domaine de l’utopie. Ce n’est plus qu’un problème d’organisation. Cela limiterait les risques ramassage scolaire (par exemple en période d’intempérie). Le choix d’une région pilote comme la Corse doit permettre de vérifier que cette réforme de l’Education Nationale et de son école primaire  donnera une véritable chance que ses enfants accèdent à leur « projet de vie ».

Pour aller plus loin : Organisation, rémunération, formation…

 

 

 

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